Prison fantôme à Kisangani : 19 millions de dollars disparus, Willy Mishiki alerte sur un détournement et adresse une question orale avec débat aux Ministres : de la justice, finances et de budget

Joseph Malaba
2 Min Read

Un scandale financier majeur secoue la République Démocratique du Congo.  Des révélations accablantes sur un projet de construction d’une prison centrale à Kisangani font parler. Le député national Willy Mishiki a récemment dénoncé un présumé détournement de fonds s’élevant à 39 millions de dollars, alloués à la réalisation de cette infrastructure essentielle.

Selon l’élu de Walikale, une société dénommée Zion Construction, qu’il qalifie de « nébuleuse », aurait été utilisée pour transférer une partie importante de l’enveloppe budgétaire. D’après les informations sa disposition, 19 millions de dollars auraient été transférés sur le compte de cette société via Rawbank, sans que des travaux ou des activités ne soient constatés sur le site du projet.

Face à ce constat, Willy Mishiki a formulé une question orale avec débat adressée aux ministres du Budget, des Finances et de la Justice. « La question consiste à éclairer la représentation nationale sur un détournement de 39.800.000 dollars destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani », a précisé l’élu dans son intervention.

Dans un contexte de grande inquiétude autour de la gestion des fonds publics, Mishiki a également déposé une motion de défiance contre le ministre de la Justice, Constant Mutamba. Ce dernier est accusé d’inaction dans ce dossier et de pratiques abusives, en particulier de spoliation de biens immobiliers appartenant à des citoyens. Bien que ces accusations n’aient pas encore été étayées par des preuves publiques, l’élu affirme détenir des éléments qu’il compte soumettre à l’Assemblée nationale.

Ce développement survient dans un climat de méfiance croissante vis-à-vis de la gestion des projets publics en République Démocratique du Congo, de nombreux projets étant restés inachevés ou s’avérant fictifs. La pression monte sur les autorités pour que des réponses concrètes soient apportées et que des mesures de transparence soient mises en place.

Rédaction.

Share This Article
Aucun commentaire