
Mis en accusation par l’Assemblée provinciale pour un présumé détournement de fonds publics, le Gouverneur du Kasaï-Oriental, Jean-Paul Mbwebwa, contre-attaque sur le terrain judiciaire. Par le biais de son avocat conseil, l’autorité provinciale a saisi la Cour constitutionnelle le 15 mai courant, contestant la légalité des résolutions adoptées par la plénière de l’organe délibérant.
À l’origine de cette tension institutionnelle, un rapport accablant de la commission parlementaire d’enquête, qui évoque un détournement présumé de 3 millions de dollars américains, ainsi que d’autres irrégularités dans la gestion de la province. Des infractions que le gouverneur rejette en bloc, estimant que les démarches de l’Assemblée provinciale violent la Constitution de la République démocratique du Congo.
Selon la requête introduite, Jean-Paul Mbwebwa sollicite l’annulation pure et simple des résolutions ayant conduit à l’autorisation de poursuites judiciaires à son encontre et à sa mise en accusation.
En attendant la décision de la Cour constitutionnelle, les réactions se multiplient au sein de la classe politique locale. Si certains partis et mouvements saluent l’initiative de l’Assemblée provinciale, y voyant un pas vers la reddition des comptes, d’autres dénoncent ce qu’ils considèrent comme un acharnement politique, motivé par des intérêts inavoués.
Le verdict de la Cour constitutionnelle sera déterminant pour la suite de ce dossier aux implications à la fois juridiques et politiques. En toile de fond, une question centrale persiste : s’agit-il d’un véritable combat contre la corruption ou d’un bras de fer politique à l’approche des échéances électorales ?
Rédaction.



