RDC : Le Pastoral, une barrière pour le député National Godé Mpoyi de rejoindre le M23

Joseph Malaba
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Invité dans l’émission sur Télé 50, le député national et pasteur Gode Mpoyi est sorti de son silence. Ému, révolté et déterminé, l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa a dénoncé ce qu’il qualifie de “complot d’État” autour de la démolition illégale de sa maison, sans décision judiciaire, sans arrêté ministériel ni notification officielle.

 “Je suis victime d’un complot. Ceux qui ont échoué à salir mon nom avec un rapport bidon de la Cour des comptes sont aujourd’hui les mêmes qui viennent détruire mes biens. Mes maisons, je les ai construites à la sueur de mon front. Pas avec l’argent du vol. Et pourtant, ils sont venus sans aucun arrêté. Ni du ministre de l’Urbanisme, ni du gouverneur. C’est une vengeance politique orchestrée”, a martelé Gode Mpoyi.

Le député du Funa affirme avoir saisi officiellement le président de la République, Félix Tshisekedi, et donne deux semaines pour une réponse. Faute de quoi, il tiendra une conférence de presse pour “révéler toute la vérité”.

“Par respect pour le président de la République, j’attends. Mais je vous le dis, avec des pratiques pareilles, il n’y aura jamais la paix dans ce pays. Si je n’étais pas pasteur, je serais déjà à Goma !”

Ce propos, jugé très grave dans le contexte national, fait allusion à la rébellion et traduit l’épuisement moral et institutionnel d’un homme visiblement brisé mais encore debout.

Le pasteur accuse une “mafia foncière protégée par certaines autorités” de s’attaquer à ses biens alors que sa parcelle serait légalement cadastrée depuis 1960, selon les documents qu’il dit détenir.

“Nous avons touché le fond. Ce pays marche sur la tête. Ils détruisent nos maisons sans jugement. Bientôt, ils viendront ravir nos femmes ! Voilà où nous en sommes”, a-t-il lancé dans un tonnerre d’émotion.

Malgré la colère, Gode Mpoyi dit continuer à croire à l’État de droit et appelle la population au calme, tout en dénonçant l’instrumentalisation de la justice et des services publics à des fins de règlement de comptes politiques.

Un dossier explosif qui risque de faire grand bruit dans les prochains jours, surtout si la présidence ne se prononce pas.

Rédaction.

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