
Je viens de prendre connaissance de l’accord de principe signé entre le gouvernement congolais et le mouvement armé AFC/M23. Je note une avancée notable: le cessez-le-feu. Ainsi, à la suite de l’accord précédemment conclu avec le Rwanda, lequel a également facilité cet accord de principe, nous estimons comme nous l’avions déjà souligné dans notre plan de sortie de crise que l’ouverture d’un dialogue inter-congolais inclusif s’impose désormais comme un impératif catégorique.
Le gouvernement congolais doit comprendre qu’envisager de contourner cette exigence de dialogue national par un « accord de paix » isolé avec le seul groupe armé AFC/M23 constituerait une grave erreur d’appréciation. En tirant les leçons des échecs du passé, le dialogue inclusif devrait aborder la question sécuritaire de manière holistique, car celle-ci dépasse largement le cadre du seul M23 : on dénombre aujourd’hui plus de 260 groupes armés actifs à l’Est de la RDC.
Par ailleurs, ce dialogue devra aussi s’atteler à reconstruire la cohésion nationale mise à mal par les dernières élections chaotiques, la tentative de changement constitutionnel et l’intolérance politique qui gangrène la gouvernance actuelle.
J’insiste : le cessez-le-feu obtenu ne doit pas être une fin en soi, mais plutôt une opportunité pour engager enfin un dialogue véritablement inclusif. Il y va de la paix durable et du respect des délais constitutionnels pour les prochaines élections.
Jacob-Kitungwa.



