
Le procès historique de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été une nouvelle fois renvoyé. Prévue ce vendredi 25 juillet 2025 à la haute Cour militaire. L’audience a été reportée au vendredi 31 juillet 2025 pour des raisons évoquées comme étant d’organisation.
Un ajournement que suscite des réactions virulentes, notamment au sein du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie. Son Secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary est monté au créneau, dénonçant un règlement de comptes politiques déguisé en procédure judiciaire.
» C’est un procès de la honte, de la haine, pour la boulimie du pouvoir et la peur d’un adversaire politique qui vous a tout donné » A-t-il fustigé, avant de marteler : » Tout est déjà fait. L’arrêt de condamnation est signé. Le reste, c’est du théâtre, de la mise en scène ridicule « .
Du côté de la Défense, les avocats de l’ancien président ont sollicité un report, affirmant qu’ils doivent » S’imprégner du dossier » Ils dénoncent également un manque de clarté dans les chefs d’accusation, toujours non dévoilé au public, ce qui alimente la méfiance et l’agitation dans l’opinion.
Malgré l’absence d’audience, la presse nationale et internationale était massivement présente dans la salle de la haute Cour militaire, preuve de l’importance de ce dossier à haute charge symbolique.
Ancien président ayant dirigé la RDC pendant 18 ans, Joseph Kabila kabange reste une figure centrale de la politique congolaise, son nom résonne encore avec force dans les sphères du pouvoir, et son implication dans une affaire judiciaire militaire interroge autant qu’elle divise.
Si le renvoi de ce procès donne un sursis technique au camp Kabila, il alimente aussi la frustration d’un peuple avide de vérité. La pression monte sur le pouvoir judiciaire, sommé de faire preuve de transparence dans un dossier aussi explosif que symbolique.
Rédaction.



