
Kinshasa, le 28 juillet 2025 — La tension est montée d’un cran ce lundi matin au Stade des Martyrs, alors que des agents en colère ont manifesté leur ras-le-bol en brûlant des pneus à l’intérieur de l’enceinte mythique de Kinshasa. À la base de cette fronde : 12 mois de salaires impayés et un silence assourdissant de leur hiérarchie.
« Nous travaillons sans être payés depuis une année. Nos familles souffrent pendant que le ministère nous ignore », dénonce un agent rencontré sur place.
Des travailleurs du stade ont participé à ce mouvement de protestation, bloquant temporairement l’accès aux installations sportives.
Dans un geste fort, les agents ont également retiré eux-mêmes les panneaux publicitaires de la société de télécommunication Vodacom, accusée par les manifestants de n’avoir pas honoré ses engagements financiers envers le stade. « Nous exigeons le retrait immédiat de toute publicité Vodacom ! Cette entreprise doit de l’argent, et personne ne dit rien », s’indigne un autre agent.
La situation choque d’autant plus que, selon les manifestants, le ministère des Sports aurait récemment débloqué plusieurs millions pour soutenir des clubs en Europe, pendant que ses propres agents sont abandonnés à la misère. « Ce deux poids, deux mesures est inacceptable. On finance l’extérieur alors que les infrastructures locales s’effondrent ! », Fustige un agent
Face à cette explosion de colère, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée en début d’après-midi. Mais sur les réseaux sociaux, l’indignation grandit et de nombreux Congolais expriment leur solidarité avec les agents du stade.
La crise sociale au Stade des Martyrs, fleuron du sport congolais, révèle une fois de plus les défaillances structurelles de la gestion publique. Reste à savoir si les autorités vont enfin prêter une oreille attentive à ces cris de détresse.
Ekotio-Chadrack.



