
Depuis lundi 28 juillet 2025, la République démocratique du Congo vit au rythme des Examens d’Etat, une étape cruciale pour des milliers d’élèves qui franchissent le seuil de l’école secondaire vers l’univers académique ou professionnel.
Mais au-delà de l’enjeu éducatif et de la portée symbolique de cette épreuve, un phénomène aussi désolant que choquant vient ternir cette édition : l’indécence flagrante de l’accoutrement de certains finalistes, en particulier les filles.
Au fil des jours, la capitale congolaise s’est muée en un défilé déroutant, où l’uniforme scolaire, censé incarner discipline, rigueur et dignité, est outrageusement détournée, jupes ultra courtes, chemises moulantes déboutonnées jusqu’au nombril, poitrines exhibées, pantalons effilés ou portés de manière volontairement provocante… Dans une confusion inquiétante des repères, des élèves foulent aux pieds la sobriété et le respect qui devraient accompagner une telle épreuve nationale.
Ce qui scandalise encore davantage, c’est le silence assourdissant, voire la complicité passive, des autorités scolaires, éducatives et même parentales.
Où sont passés les inspecteurs, encadreurs, proviseurs, censés incarner l’éthique veiller à l’ordre ? Comment peut-on laisser des jeunes, pour la plupart mineurs se transformer en Object de spectacle dans les rues, alors qu’ils sont censés représenter l’élite intellectuelle de demain ?
Le Congo mérite une jeunesse habillée de conscience, de valeurs et de dignité. Assez de silence. Il est temps de crier notre indignation. Il est temps de reconstruire, avant qu’il ne soit trop tard.
Rédaction.



