L’ancien gouverneur du Lualaba et ex-ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, est sorti de son silence à propos du procès très médiatisé visant l’ancien président Joseph Kabila. Dans une prise de parole remarquée sur le réseau social X (ancien Twitter), ce fidèle parmi les fidèles de Kabila a vivement critiqué le déroulement de l’affaire, qu’il qualifie de « pièce de théâtre judiciaire ».
« Le scandale est immense et m’invite au débat, j’y suis désormais et j’y reste,» a-t-il déclaré, avant de s’interroger sur les accusations portées contre l’ancien chef de l’État. Selon lui, le dossier frise l’absurde : « Au procès Kabila, on réclame 24 milliards de dollars pour trahison, mais soudain il devient espion ayant usurpé la nationalité congolaise. Curieux paradoxe : comment trahir un pays dont on ne serait même pas citoyen ? »
Muyej dénonce des incohérences dans l’accusation, pointant du doigt une justice qui, selon lui, tient plusieurs rôles à la fois. « Le ministère public le dit congolais, la partie civile le voit en agent double. Et cerise sur le dossier : l’État congolais est à la fois victime, juge et accusateur. »
Pour l’ancien ministre, ce procès prend des allures de feuilleton politique : « En RDC, même les procès ont des rebondissements dignes d’un feuilleton. »
Marie Christophe Kabunda/ALERTENEWS.NET/Kinshasa




