RDC : condamné à trois ans de travaux forcés, le verdict de Mutamba divise et il sera placé en résidence surveillée

Joseph Malaba
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Le verdict est en fin tombé ce Mardi 2 Septembre 2025 dans l’affaire qui a tenu en haleine la République démocratique du Congo ces derniers mois. Constant Mutamba, ancien ministre de la justice et garde de Sceaux a été condamné à trois ans de travaux forcés pour détournement présumé de 19 millions USD, fonds publics destinés à la construction d’une prison moderne à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo.

Cette sentence, bien en deçà des dix ans requis par le ministère public, suscite une vive polémique. De nombreux observateurs s’interrogent sur la clémence de la peine, d’autant que l’accusation avait mis en avant des éléments tels que recours à une procédure de gré à gré illégale et le transfert de fonds à une société fictive appelée Zion construction.

La défense de Mutamba a, quant à elle, toujours clamé l’innocence, dénonçant<<une cabale politique visant à écarter un acteur influent du paysage politique congolais>>. Certains analystes estiment que cette affaire illustre la volonté du pouvoir en place de montrer sa fermeté contre la corruption, tandis que d’autres y voient une manœuvre politique pour neutraliser un adversaire.

La condamnation de Constant Mutamba intervient dans un contexte où la justice congolaise est scrutée de près, tant au niveau national qu’international. Ce verdict pourrait avoir des répercussions sur la perception de l’indépendance en RDC et la lutte contre la corruption dans le pays.

Rédaction

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