
Un mardi 9 septembre 2025 gravé comme un véritable film d’horreur. Dès les premières heures de la matinée, Kinshasa vibrait au rythme d’une seule destination : le Stade des Martyrs. L’affiche de la 8e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 promettait l’enfer et le paradis à la fois : la RDC face au Sénégal. Objectif pour les Léopards : battre les Lions de la Téranga pour prendre une option sérieuse vers la qualification.
À 12 heures déjà, les 80 000 places n’y suffisaient plus. La marée humaine débordait, la sécurité dépassée. La tribune de presse, envahie par des supporters, témoignait de la folie populaire. Dans les travées, chants, provocations et slogans donnaient le ton d’un rendez-vous historique.
Le rêve prend forme
À 17h, le coup d’envoi est donné. La RDC commence fort. À la 26e minute, Cédric Bakambu surgit, contrôle et ouvre le score d’un geste de buteur pur. Le Stade explose. Sept minutes plus tard, Yoane Wissa enfonce le clou (33e). Deux buts à zéro, les Léopards croient tenir leur destin entre leurs mains. L’espoir d’un billet mondial flotte dans l’air, mais ce n’était que l’acte I du cauchemar.
Le scénario bascule
Le Sénégal, sonné, réagit vite. Pape Gueye réduit le score à la 39e, rallumant les flammes de l’incertitude. Les acclamations du public tentent de maintenir les Léopards à flot, mais le doute s’installe. Au retour des vestiaires, l’égalisation tombe comme un couperet : Nicolas Jackson (53e) crucifie une défense fébrile. Et puis, à la 87e minute, le coup de grâce. Pape Sarr, d’une frappe chirurgicale, renverse le destin : 3-2. Le silence pèse, la stupeur se lit sur les visages.
Un éternel recommencement
Le Sénégal prend la tête du groupe, deux points devant la RDC. Pour les Congolais, c’est une nouvelle désillusion. L’histoire se répète : 2017 contre la Tunisie (2-2 après avoir mené 2-0), 2022 face au Maroc (1-1), et en 2025, le même scénario cruel. Un demi-siècle sans Mondial, une plaie jamais refermée.
Sur la pelouse, Chancel Mbemba, capitaine dévasté, reste prostré. Le dernier à quitter le terrain, le regard noyé de regrets.
L’après-match, un chaos
La fin vire au désordre : chaises arrachées, bagarres dans les tribunes, vols signalés. Le rêve d’une qualification mondiale s’envole encore, laissant place à la colère et aux larmes.
Kinshasa attendait une fête. Elle a eu droit à un cauchemar.
Chadrack EKOTIO/ALERTENEWS.NET




