
Kinshasa, le jeudi 16 octobre 2025 Une descente musclée des agents du parquet près le tribunal de grande instance de N’djili a eu lieu ce jeudi sur le boulevard Kimbuta, entraînant l’arrestation de plusieurs cambistes (changeurs de monnaie) accusés de pratiquer un taux de change supérieur à celui fixé par la Banque centrale du Congo (BCC).
Selon les témoins présents sur le lieu, les agents du parquet ont interpellé ces opérateurs de change pour avoir affiché des taux allant de 2 100 FC à 2 200 FC pour un dollar américain, alors que pour eux les taux se situeraient aux alentours de 2 300 FC.
Cette situation, dénoncée depuis plusieurs semaines par les habitants de N’djili, crée une grande confusion et une fluctuation incontrôlée sur le marché parallèle du change.
Un agent du parquet, cité par un témoin, aurait reproché à un cambiste d’“escroquer la population” en manipulant les taux à sa guise, sans se référer aux dispositions légales.
“Vous trompez la population avec vos propres taux. Ce n’est pas ce que la Banque centrale autorise”, aurait déclaré l’agent avant d’ordonner l’interpellation.
Les personnes arrêtées ont été conduites au parquet de N’djili pour audition et vérification de leurs activités, en attendant que la justice détermine leur responsabilité dans la violation des règles de change.
De leur côté, certains cambistes affirment qu’ils ajustent leurs taux en fonction du marché réel, notamment du manque de devises et de la demande croissante en dollars américains.
“Nous ne faisons que suivre le marché. Le taux de la Banque centrale ne reflète pas toujours la réalité sur le terrain”, a confié l’un d’eux, sous anonymat.
Cette opération du parquet s’inscrit dans une campagne de contrôle économique visant à stabiliser le franc congolais, dont la dépréciation continue d’affecter le pouvoir d’achat de la population.
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